Les poinçons de la révolution à nos jours

En 1791 la loi Le Chapelier abolit les corporations, il n'y a plus de contrôle ni de taxes pour les orfèvres, et très peu de travail.

Les orfèvres s'organisent en " guilde " avec des poinçons révolutionnaires aux normes de l'ancien régime.

On va revenir peu a peu à un nouveau control de l’argent vers 1798.Il y aura 90 départements donc 90 réglementations, plus de fermiers mais des contrôleurs.

Les maîtres orfèvres vont devenir des fabricants. Le titre va être le même dans toute la France.

Apparition de ce que l’on appelle le 1° coq, un pour paris et l’autre pour la province. Les initiales sont dans un losange.

La taxe est dans un rond ou ovale souvent une tête humaine entoure d’un numéro qui est le département.

    
1 ° Coq : 1798 jusqu’en 1809

 Coq Paris 950 Coq Paris 800
Paris 

Coq département 950 coq département 800
Province
 
    
2° coq double filet : 1809 jusqu’en 1838

 
Paris

 
Province
    
En 1819 le coq est remplacé par le vieillard 

Vieillard Paris

 
Vieillard départemental

Et se décide un seul poinçon titre et texte : la Minerve 

La Minerve, poinçon unique, réunit le contrôle du titre et la taxe.

Cette simplification du système est un réel progrès, mais il n'est plus possible de situer un ouvrage dans le temps et dans sa situation géographique.

La Minerve est toujours en vigueur aujourd'hui. Depuis 1973 on y fait figurer une lettre date qui change tous les dix ans.

La lette A de 1973 à 1982, la lettre B de 1983 à 1992 etc…

La production d'orfèvrerie est aujourd'hui presque uniquement parisienne sauf quelques grandes villes comme Lyon, Marseille, Bordeaux et Lille, nous sommes loin des 31 juridictions du XVIII siècle.