Les poinçons sous l'ancien régime 

1. Le poinçon de maître

Chaque orfèvre possède son propre poinçon qui lui est propre et qui est sa propriété. Il est composé des initiales de l’orfèvre, et d’un emblème, ou symbole ou devise. 

À Paris, l’emblème le plus fréquent est la fleur de lis. Il est souvent accompagné de deux petits points appelés grains de remède représentant le seuil de tolérance par rapport au titre officiel.

Le poinçon de maître est frappé par l’orfèvre lui-même dès qu’il a ébauché la forme de son objet

 


Poinçon de Claude Dargent 
Maître Orfèvre à Paris vers 1730

Poinçon de Jacques François Bouchot
Maître Orfèvre à Paris pour Sens 1775

Poinçon de G. de Tourmy
Maître Orfèvre à Rouen 1625

 

2. Le poinçon de charge

Appelé aussi poinçon de ville ou de marque.
Il vient normalement en second sur la pièce inachevée, il est apposé par le Fermier Général qui dispose d 'un poinçon qui lui est propre et qu'il utilisera pendant toute sa régie (période d'activité). Ce poinçon peut représenter les armes de la ville, le nom de la ville soit un caractère emblématique

 

3. Le poinçon de Jurande ou lettre date

Est un système de datation qui consiste à changer de lettre de l'alphabet tous les ans, chaque juridiction possédant son propre alphabet. On recommence l'alphabet tous les 23 ans en changeant de graphisme. Ce système a été remplacé en 1789 par un simple millésime.

 

 

4. Le poinçon de décharge

Il est frappé sur l'objet terminé, donc sans déformation, une fois que l'orfèvre s'est acquitté de l'impôt, il représente en général un petit animal.