Une pièce d'orfèvrerie doit tout d'abord se regarder, se toucher, simplement pour en apprécier sa beauté. Plus un objet est ancien moins il existe de corrélation entre le poids et la valeur. Puis il faut estimer le travail, qui, en lui-même devrait être un critère absolu, mais il n'en est rien. Ensuite définir le modèle, la région d'origine, son ancienneté.

Après cet aperçu général, on recherche le ou les poinçons pour affiner son estimation.
Les poinçons sont comme une carte d'identité de l'objet. Dès l'ancien régime, ils permettent de connaître la date d'exécution d'un objet, sa région d'origine et le nom de son auteur

Le premier poinçon qui fut créé fut le poinçon de maître qui est la signature de l'orfèvre, un peu plus tard s'ajoute le poinçon de jurande (lettre date) qui est la vérification de l'alliage de l'argent au taux légal. Un troisième poinçon, le poinçon de charge apparaît en 1672., Il s'agit d'une marque fiscale.

Les pièces antérieures à la seconde moitie du XVII, sont souvent mal marquées ou effacées.

À partir de la fin du règne de Louis XIV, les trois poinçons officiels doivent figurer à des endroits bien précis.